D'abondance de lumière, si doux, clos et mystérieux.
Fermez les yeux, entrez dans le rêve,
De l'enceinte d'une arène qui propose une trêve.
Coup de foudre m'élève en cette terre,
C'est un présent de l'Éternel qui nous est offert,
Où nul ne peut entrer sans en être l'invité,
Pour cet amour rare et diluvien qu'on ne pouvait contrôler.
Jardin secret pour un rien je ne voudrai quitter,
L'espace où dans nos bras on s'entrelaçait.
Âge d'or de notre intimité : le paradis originel,
Une fontaine édénique où nous chantions la ritournelle.
Île des bienheureux, la chance nous l'avons eue,
De l'amour du fruit défendu, nous étions mordus.
Notre monde : « Aimer » à l'effluve quaternaire s'édifiait,
Quand en abondance nous jouissions de ce qu'il nous fallait.
Ta beauté devenait alors mon seul et unique décor,
Me rappelant qu'il existe encore dans l'univers des trésors.
Ô amour, comme Indra nous apporte l'arc-en-ciel,
Ô doux songe, tu m'éloignes de mon fiel...
Le jour : de l'or soluble impalpable et rude,
Où les serpents se lèvent par habitude.
Et moi dans mon plus humble apparat,
Me demande si tu seras toujours là ?
Rêve utopique devient effervescent,
Conception surannée, mes yeux : un firmament,
Envoûtent tes charmes et mes doutes de la réalité,
Pour du contour de tes lèvres me faner en paix.

